Bx Ambrogio Sansedoni Prêtre dominicain
Commémoration : Martyrologium Romanum le 20 mars (dies natalis). Ordo Fratrum Praedicatorum le 08 octobre.
mbrogio (Ambroise en français) Sansedoni naît à Sienne (Toscane, Italie), le 16 avril 1220.
Fils d’un enlumineur de Sienne (le palais familial existe toujours), Ambrogio naquit difforme. Sa nourrice constata qu’il n’était calme que dans l’église dominicaine Sainte Marie-Madeleine. Un jour qu’elle lui avait mis un châle sur le visage, un pèlerin lui dit : « Ne couvrez pas le visage de cet enfant. Il sera un jour la gloire de la ville. » Quelques jours après, soudain il étira ses membres tordus, dit : « Jésus » et toutes ses déformations disparurent (il avait environ 1 an).
À 7 ans il récite le petit office de la Vierge. Spécialement charitable envers pèlerins, malades et prisonniers. Il rejoint l'Ordre dominicain en 1237 à 17 ans ; fit probablement son noviciat à Sienne et partit continuer ses brillantes études à Paris (1245) puis à Cologne (1248). Son professeur était Albert le Grand et il eut pour condisciples Pierre de Tarentaise (futur Innocent V) et Thomas d'Aquin qui l’influença. Il voulait écrire mais voyant la grandeur de saint Thomas, il décida de se consacrer à la prédication.
Il enseigna à Paris mais refusa le titre de Maître. En 1260 il fait partie d’un groupe qui va évangéliser la Hongrie. Il se fit remarquer par ses dons de persuasion et par ses dons de pacificateur dans de délicates situations politiques, au point que certains peintres le représentent avec le Saint Esprit qui sous forme de colombe blanche lui parle à l’oreille. « Jamais un homme n’a parlé ainsi ! », s’écria le pape.
À l’autel, son ardeur était telle qu’il se liquéfiait en copieuses sueurs et, après l’élévation, un tremblement révérenciel le secouait, tandis qu’on entendait ses os craquer avec Jésus eucharistie. En Allemagne il prêchait en allemand avec succès. C’est grâce à lui que le désaccord entre le concile de Lyon et l’empereur Frédéric II n’a pas provoqué de schisme en Allemagne. Sa réputation de sagesse et de sainteté était si grande qu’on lui demanda, de nombreuses fois, d’intervenir dans les disputes entre le Saint Siège et le pouvoir impérial, et par ordre du pape il prêcha la croisade.
En 1270 il fut appelé à Rome par le pape, où il fut maître au Sacré collège et se consacra à la restauration des études ecclésiastiques. En 1273, il réussit à obtenir du bx Grégoire X (Tebaldo Visconti, 1271-1276) la levée de l’interdit qui frappait Sienne, c’est pourquoi jusqu’au milieu du XVIe siècle, un ‘Palio’ (c'est une course de chevaux ‘particulière’, qui se tient deux fois par an dans la ville de Sienne, sur la Piazza del Campo) se disputait en son honneur. Il restaura la paix entre Venise et Gênes, et entre Florence et Pise. Après ces voyages, il rentra à Sienne, fut prieur du couvent Saint-Dominique et recommença à prêcher, savant mais simple envers tous.
Prédicateur très populaire à Sienne, mais aussi à Florence, Gênes et Venise. Il a écrit des traités théologiques et des sermons, perdus pour la plupart. Épuisé par le rythme de vie qu'il s'imposait, Ambrogio fut victime de son zèle même : pendant un sermon de carême, il parla avec tant de véhémence contre les usuriers, qu’une veine se rompit dans sa poitrine, causant sa mort subite : le 20 mars 1286. Sienne le mit parmi les saints patrons de la ville, vénéra ses reliques à Saint-Dominique et plaça un buste de lui sur la façade de la cathédrale. Miracles: lévitation pendant un sermon, extases, visions; entouré d’une lumière incréée avec des oiseaux volant autour. Parfaite humilité. Il aimait la poésie, et maintes légendes parlent de ses victoires sur les tentations charnelles.
Son culte fut autorisé en 1443 par Eugène IV (Gabriel Condulmer, 1431-1447); confirmé en 1622 par Grégoire XV (Alessandro Ludovisi, 1621-1623), en 1577 (ou 1597 ?) il est ajouté au Martyrologe Romain.
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