BBx Michel Menéndez Garcia et comp., o.p., martyrs († 1936)



BBx Miguel Menéndez García, José María Palacio Montes,
Isidro Ordoñez Díez, prêtres;
Pedro Vega Ponce et Cristóbal Iturriaga-Echevarría Irazola, religieux;
Josefina Ventureta Sauleda Paulis, moniale.
Martyrs le 31 août 1936 à El Pinar de Lada, de Sama de Langreo

Le 28 octobre 2007, le card. José Saraiva Martins, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints, représentant le pape Benoît XVI, a présidé, à Rome, la Messe de béatification de 498 martyrs des “persécutions religieuses” de la guerre civile espagnole. Ces catholiques ont été tués dans diverses circonstances en 1934, 1936 ou 1937 ; parmi eux il y avait deux évêques, vingt-quatre prêtres, quatre cent soixante-deux religieux, trois diacres ou séminaristes et sept laïcs qui « versèrent leur sang pour rendre témoignage de l'Evangile de Jésus Christ…soient dorénavant appelés du nom de bienheureux et que leur fête soit célébrée chaque année le 6 novembre dans les lieux et selon les modalités établies par le droit. » (>>> Lettre du pape Benoît XVI).

Commémoration propre à l’Ordo Fratrum Praedicatorum :

Miguel, naît à San Julián de Quintana, près de Belmonte (Asturies) le 29 juin 1885 et fut baptisé le 1er juillet. Enfant, il gardait les bêtes. Orphelin de père à 12 ans, un oncle prêtre l’initie aux études et à 14 ans l’inscrit comme externe à l’école apostolique de Corias ; il fait profession à Corias le 12 octobre 1902.
On l’envoie étudier la philosophie à Padrón (La Coruña), la théologie à Salamanque, où il est ordonné prêtre le 18 juillet 1909. Il enseigne ensuite au collège de Vergara (Guipúzcoa) pendant 12 ans. Il est apprécié par ses collègues, les élèves et les parents.
En 1923 il est nommé à Corias, puis à Salamanque, où il est maître des novices et des étudiants. En juillet 1929 il est recteur de Vergara, servant louablement la communauté pendant deux triennats. Ensuite il est nommé professeur à l’école apostolique de Corias. C’est là que le surprend la révolution. Il est incarcéré dans le couvent même avec d’autres religieux de la communauté ; après de terribles tortures, subies là et à Sama de Langreo, où il fut transféré avec d’autres religieux de la communauté le 19 août 1936.

José, naît à Bimenes, près de Nava (Asturies) le 9 novembre 1901, et est baptisé le 10. Orphelin de père quand il était enfant, il est élevé par son grand-père. À 11 ans il entre à l’école apostolique de Corias ; il fait profession le 11 novembre 1917, étudie la philosophie, puis la théologie à Salamanque ; prêtre le 6 juin 1925. Devient lecteur, nommé à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya ; en 1926 il fait son service militaire à Larache, puis enseigne à Corias et à Salamanque. Il publie un Manuel sur la propriété, qui fut très remarqué, et écrivit des articles dans les revues La Vie Surnaturelle et La Science thomiste. Pour refaire ses forces à la fin de l’année scolaire 1935-36, on l’envoie à Corias, bien qu’il pressente qu’il va à la mort. Il subit la prison et le martyre dans les mêmes circonstances que le P. Miguel.

Isidro, naît à Campohermoso (León) le 15 mai 1909, et est baptisé le lendemain ; confirmé à Aviados (León) en 1914 ; élève à l’école apostolique de Corias en 1920 ; profession le 16 août 1926, études de philosophie.
Il fait la théologie à Salamanque, est ordonné le 10 juillet 1932, célèbre sa première messe au sanctuaire Notre-Dame de Montesclaros (Santander) le 16 juillet 1932. Il finit ses études à Salamanque et est nommé assistant du maître des novices et sacristain. Ensuite il est nommé professeur (de latin, rhétorique et histoire universelle) et procurateur à l’école apostolique de Corias.
Incarcéré avec d’autres religieux de la communauté dans le réfectoire des apostoliques ; puis emmenés à Sama de Langreo entre insultes, menaces, travaux forcés et coups fréquents. La conduite des religieux jusqu’à la mort fut très exemplaire, supportant avec une profonde humilité tous les malheurs, priant fréquemment le rosaire, se confessant, confessant leurs compagnons de captivité. Son cadavre fut jeté dans un puits de mine.

Pedro, naît à Mayorga de Campos (Valladolid) le 26 juillet 1902 et est baptisé le lendemain ; il sera confirmé en 1906. De famille très pauvre, il travailla durement pour survivre dans son enfance et ne put donc pas aller à l’école ; il ne savait même pas lire. La fréquentation des moniales dominicaines de Mayorga fut déterminante pour sa vocation. Il entra au couvent de Corias comme frère coopérateur et prit l’habit le 31 mars 1935 ; il fut approuvé à l’unanimité pour faire sa profession religieuse, mais la révolution l’empêcha de la réaliser. Arrêté en qualité de religieux, il eut le même sort que ses compagnons déjà mentionnés.

Cristóbal, né et baptisé à Abadiano (Vizcaya) le 11 juillet 1915, confirmé en 1919 ; enfant très pieux, il clarifie sa vocation au contact des moniales dominicaines d’Elorrio (Vizcaya).  En 1927 il entre à l’école apostolique de Las Caldas de Besaya (Santander) mais, devant la difficulté des études, il demande à devenir frère coopérateur ; il fait profession à Saint-Étienne-de-Salamanque le 9 décembre 1934. Nommé à Corias où, entre autres, il est chargé de la boulangerie ; les gens qui l’ont connu le tenaient pour un saint religieux, d’une extraordinaire exemplarité. Il subit prison, tortures et martyre avec ses compagnons.

Josefina, naît le 30 juillet 1885 à Sant Pol de Mar (Barcelone) et est baptisée le 5 août. Elle étudie au collège des dominicaines de l’Anunciata dans son village natal. Catéchiste, spécialement parmi les enfants pauvres, elle pensa entrer chez les Filles de la Charité, mais finalement entra en 1905 au monastère barcelonais de Montesión, aujourd’hui à Esplugues de Llobregat. Elle fut successivement infirmière, chantre, procuratrice, prieure et maîtresse des novices.
Le 19 juillet 1936, avec les autres sœurs, elle dut quitter le monastère et trouver un refuge ; elle aurait pu se réfugier dans son village natal, au sein de sa famille, mais elle préféra rester avec les autres sœurs et s’occuper d’elles. Le matin du 31 août, elle fut arrêtée et soumise à un pénible interrogatoire de 12 heures ; ils exigeaient, entre autres, qu’elle révèle le domicile du chapelain et des autres sœurs, mais elle ne dénonça personne. À bout de force, elle s’écria à un moment donné : « Je n’en peux plus. Donnez-moi un peu d’eau, je brûle! » Ils la servirent, pour qu’elle continue à parler. À la nuit tombante, voyant dans la rue une automobile qui attendait pour l’emmener, elle demanda : « Si vous devez me tuer, pourquoi ne le faites-vous pas ici même? » Mais le martyre continua. Le lendemain on trouva son cadavre dans l’hippodrome. Elle avait 51 ans. C’est la première dominicaine espagnole contemplative béatifiée.



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