Bx Gilles de Santarem, prêtre o.p. († 1265)



Bx Gil de Santarém
Prêtre dominicain († 1265)

 

G

illes de Santarém (Gil Rodrigues de Valadares), en latin Aegidius Scallabitanus, naît à Vouzela (province de Viseu, Portugal) vers 1190. Troisième fils de Rui Pais de Valadares - gouverneur de Coimbra (alors capitale du Portugal) et conseiller de Sancho 1er -, il fut destiné dès l’enfance à l’Église et étudia à Coimbra la philosophie et la médecine.

Le roi lui donne de gros bénéfices, mais il ne veut pas être ecclésiastique, il veut être médecin. Il partit continuer les études à Paris, la meilleure faculté d’Europe. La légende dit qu’en cours de route, il rencontra un étranger courtois (plus tard, il pensait que c’était le diable), qui proposa de lui enseigner la magie à Tolède, en échange il devait donner son âme au diable. Ensuite, il alla à Paris, y obtint son diplôme de médecin, et pratiqua et enseigna la médecine avec grand succès. Mais au milieu de la richesse et des honneurs, il n’est pas heureux.

N’ayant pas trouvé le secret de la nature, il se consola dans la débauche, qui le conduisit à la tristesse et au désespoir. Il a perdu la foi, mais il a gardé la dévotion à Marie, il pressent qu’elle le délivrera. Une nuit, un rêve lui montre dans quel danger mortel il est, il appelle Marie à l’aide, et au réveil il est délivré. Il brûla ses livres de magie, cassa ses flacons d’onguents, distribua ses biens à ses serviteurs et aux pauvres, et entreprit de rentrer à pied au Portugal. De passage au couvent de Palencia où les dominicains lui donnèrent l’hospitalité, Gil profita de l’occasion pour se confesser, et prit l’habit vers 1221/1224.
Sous le Bx Jourdain de Saxe, maître de l’Ordre, il fit sa profession.

Autre version : c’est à Paris qu’il fit connaissance de l’Ordre dominicain récemment créé, et où il fut, au noviciat, le compagnon de cellule du Bx Humbert de Romans. En 1229, il est envoyé au couvent de Scallabis (actuel Santarém), au Portugal, où il se consacre à l’enseignement, à la prédication, à la prière et à la pénitence.
Dans les tentations de désespoir, il continue à prier Marie et finalement il est entièrement libéré. Il vécut heureux sans connaître le secret de la nature, mais ayant découvert que Dieu est le secret de la paix. Il est très doué pour toucher par ses prédications les pécheurs endurcis.

Il est élu provincial d’Espagne (Province incluant le Portugal) en 1234, participe au chapitre général de Burgos, où il défend la création d’un couvent à Porto. Au chapitre général de Bologne, en 1238, il vote l’élection de (saint) Raymond de Peñafort (1175-1275)comme Maître général. En 1245 il participa à la déposition de Sancho II par le pape Innocent IV (Sinibaldo Fieschi, 1243-1254). Il fut réélu provincial en 1257, mais son âge avancé l’obligea à renoncer bientôt à cette charge. Il passa ses dernières années à Santarém.

Extases, prophéties. Dès son vivant il était considéré comme un saint.
Il mourut à Santarém le 14 mai 1265, octogénaire et sans agonie, consumé par l’amour divin. Sa tombe devint un lieu de pèlerinage. Beaucoup de miracles et de guérisons lui sont attribués.
Gil de Santarém a été béatifié le 09 mars 1748 par le pape Benoît XIV (
Prospero Lorenzo Lambertini, 1740-1758).

 



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